Publications de Me Thomas Canfin, Avocat à Nice
Le contentieux des affaires ne laisse aucune place à l’approximation. Une décision de la Cour de cassation peut modifier une stratégie de défense, sécuriser un montage juridique ou, au contraire, fragiliser une position acquise.
Cette rubrique rassemble nos analyses dans nos domaines de spécialisation.
Chaque publication poursuit une finalité précise : dégager le principe juridique essentiel, en mesurer l’impact concret et en en tirer les conséquences pratiques pour les dirigeants, commerçants et professionnels.
L’approche est volontairement opérationnelle. Il ne s’agit pas d’exposés théoriques, mais d’analyses structurées permettant d’anticiper un risque, de sécuriser une décision ou d’adapter une stratégie contentieuse.
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Crédit à la consommation : la banque peut-elle prévoir une déchéance du terme pour un motif autre qu’un impayé ?
Depuis le 1er mai 2011, une clause de déchéance du terme ne devient pas illicite du seul fait qu’elle vise un motif autre qu’un impayé. L’avis de la Cour de cassation du 8 octobre 2025 précise toutefois dans quelles conditions une telle clause peut être écartée comme abusive.
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Prêt Helvet Immo : l’indemnisation pénale peut réduire les restitutions
Deux arrêts du 5 novembre 2025 règlent l’articulation entre les dommages-intérêts obtenus au pénal et les restitutions après annulation d’un prêt Helvet Immo. La Cour refuse qu’une même perte financière soit récupérée deux fois, tout en maintenant la possibilité d’indemniser un préjudice distinct qui subsiste.
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Dette prescrite : peut-on récupérer une somme payée sous la pression du créancier ?
La Cour de cassation précise les conditions de restitution d’un paiement effectué après prescription. Un débiteur peut être remboursé si le règlement n’a pas été libre, notamment lorsque le créancier a exercé une pression suffisamment caractérisée.
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Clause abusive d’un prêt en devises : quand l’action en restitution est-elle prescrite ?
La Cour de cassation aménage sa jurisprudence sur la prescription de l’action en restitution fondée sur une clause abusive d’un prêt en devises. Le délai court en principe à compter de la décision constatant l’abus, sauf preuve d’une connaissance antérieure par l’emprunteur
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Dieselgate : un dispositif d’invalidation interdit peut justifier la résolution de la vente
La Cour de cassation fixe le point de départ de la prescription à la connaissance du défaut et reconnaît la non-conformité du véhicule équipé d’un dispositif d’invalidation interdit. Elle précise aussi pourquoi ce manquement peut justifier la résolution de la vente.
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Une expertise amiable peut-elle suffire à elle seule comme preuve ?
Une expertise amiable réalisée à la demande d’une partie ne peut normalement pas constituer la seule preuve sur laquelle le juge fonde sa décision. Un arrêt du 15 octobre 2025 précise toutefois la solution lorsque le fait constaté par l’expert est établi et non discuté.
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Responsabilité du garagiste : que se passe-t-il si le client demande une réparation limitée ou provisoire ?
Deux arrêts de la première chambre civile du 25 juin 2025 précisent les effets d’une réparation limitée ou provisoire demandée par le client. Le garagiste doit prouver la limitation de sa mission et l’information délivrée ; une réparation non conforme aux règles de l’art demeure fautive.
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Vices cachés et ventes successives : quel acheteur doit ignorer le vice ?
Lorsqu’un bien a été revendu plusieurs fois, l’ignorance du vice par le dernier acquéreur ne suffit pas nécessairement à engager la garantie d’un vendeur antérieur. La Cour de cassation précise quelle vente et quel acquéreur doivent être pris en compte, notamment lorsqu’un professionnel intervient dans la chaîne.
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Démarchage bancaire : la banque est responsable de plein droit des fautes de son mandataire
Lorsqu’un établissement de crédit confie le démarchage à un mandataire, il ne peut écarter sa responsabilité en invoquant sa propre absence de faute. L’arrêt du 7 mai 2025 précise les conditions et les limites de cette responsabilité de plein droit.
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LOA : la livraison du véhicule avant la fin du délai de rétractation n’annule pas le contrat
La Cour de cassation précise le régime de la livraison d’un véhicule en location avec option d’achat pendant le délai de rétractation. Elle distingue nettement la LOA du crédit affecté et écarte la nullité fondée sur la seule remise anticipée du véhicule.
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Crédit à la consommation : la banque doit prouver la remise du formulaire de rétractation
Dans un crédit à la consommation, la clause signée par l’emprunteur reconnaissant la remise du formulaire de rétractation n’est qu’un indice. Par son arrêt du 28 mai 2025, la Cour de cassation précise que la banque ne peut pas la corroborer par sa seule liasse contractuelle.
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Peut-on annuler une décision du conseil d’administration pour abus de pouvoirs ?
La Cour de cassation distingue l’abus de pouvoirs du conseil d’administration de l’abus de majorité des associés. Pour obtenir l’annulation, l’actionnaire doit démontrer une atteinte à l’intérêt social et un intérêt exclusif poursuivi au profit de personnes déterminées, appréciés au jour du vote.
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Fraude au faux RIB : quand la banque peut être responsable du virement
La Cour de cassation précise les limites de l’exclusivité de l’article L. 133-21 du Code monétaire et financier en cas de fraude au faux RIB. Lorsque la banque rédige elle-même l’ordre de virement avant de le soumettre au client, son devoir de vigilance de droit commun peut retrouver à s’appliquer.
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Chèque non daté : le bénéficiaire peut-il ajouter la date ?
La remise d’un chèque sans date ne donne pas au bénéficiaire le droit de le compléter librement avant son encaissement. La Cour de cassation précise les conditions dans lesquelles l’ajout ultérieur d’une date permet au titre de conserver la qualité de chèque.
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Paiement non autorisé : le délai de 13 mois ne dispense pas de signaler sans tarder
Un paiement non autorisé ne peut pas être contesté à n’importe quel moment dans les treize mois suivant le débit. La Cour de cassation précise le point de départ du signalement « sans tarder », sa sanction et son articulation avec le délai pour agir en justice.
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Virement frauduleux : quand la banque engage-t-elle sa responsabilité ?
La Cour de cassation précise, dans quatre arrêts du 19 novembre 2025, les conditions dans lesquelles un virement autorisé peut néanmoins engager la responsabilité de la banque. L’anomalie apparente doit être appréciée dans le contexte du compte, tandis que la réaction de la banque dépend notamment des habilitations accordées aux personnes qui transmettent les ordres.
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Bail commercial : l’exception d’inexécution peut-elle faire obstacle à la clause résolutoire ?
Un locataire commercial peut encore invoquer l’exception d’inexécution après un commandement de payer visant la clause résolutoire. La Cour de cassation précise que le juge doit en vérifier le bien-fondé pour chacun des loyers réclamés.
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Vente d’un local commercial à une SCI familiale : le locataire conserve-t-il son droit de préférence ?
La vente d’un local commercial à une SCI constituée entre membres d’une même famille ne bénéficie pas, à elle seule, de l’exception familiale prévue par l’article L. 145-46-1 du code de commerce. La Cour de cassation rappelle que la SCI a une personnalité distincte de ses associés.
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Bail commercial : le bailleur doit envoyer les justificatifs de charges au locataire qui les demande
La simple mise à disposition des factures ne suffit pas lorsqu’un locataire commercial en demande la communication. La Cour de cassation précise également la preuve que le bailleur doit apporter pour conserver les provisions ou réclamer un solde de charges.
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Bail commercial : la taxe foncière réduit l’indemnité d’occupation statutaire
Lorsqu’un locataire exerce son droit d’option, l’indemnité due pour la période antérieure doit être calculée à partir de la valeur locative. La Cour de cassation précise que le transfert sans contrepartie de la taxe foncière au preneur doit alors être pris en compte à la baisse.
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Indemnité d’éviction : le locataire doit agir dans les deux ans, même si le bailleur l’a proposée
Une offre d’indemnité d’éviction n’autorise pas le locataire à attendre indéfiniment son chiffrage. La Cour de cassation précise les effets de la prescription biennale sur le maintien dans les lieux et sur l’expulsion en référé.
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Recours de la caution contre l’emprunteur : doit-elle vérifier la dette avant de payer ?
Après avoir payé la banque, une caution professionnelle peut exercer son recours contre l’emprunteur. La Cour de cassation précise qu’elle n’a pas à contrôler spontanément la régularité de la déchéance du terme ou le calcul des intérêts avant d’exécuter son engagement.
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Virement pour un investissement frauduleux : la banque doit-elle vous mettre en garde ?
Un virement destiné à financer un placement frauduleux n’oblige pas, à lui seul, la banque à conseiller son client sur le risque de l’investissement. L’arrêt du 25 mars 2026 précise la frontière entre absence de devoir de mise en garde et obligation de vigilance face aux anomalies apparentes.
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Chèque non daté : aucun recours cambiaire sans accord du tireur
La Cour de cassation, dans un arrêt publié au Bulletin du 4 février 2026, pose une règle claire : un chèque non daté par le tireur ne vaut pas chèque, et le bénéficiaire qui y appose lui-même une date sans accord préalable perd tout recours cambiaire. Cette décision impose aux créanciers une vigilance documentaire accrue lors de la réception de tout titre en blanc ou non daté.
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Résolution judiciaire d’une cession d’actions : le cédant recouvre sa qualité d’actionnaire sans attendre l’inscription en registre
La résolution judiciaire d’une cession d’actions rétablit le cédant dans ses droits d’actionnaire à la date de l’assignation, sans inscription préalable dans les registres sociaux. Toute assemblée générale convoquée postérieurement en son absence est dès lors susceptible d’annulation. Un arrêt de la chambre commerciale publié au Bulletin, dont la portée pratique est majeure pour tout cédant victime d’un impayé accompagné de manœuvres sociétaires.
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Parts de SARL et donation : l’acte notarié est obligatoire
La chambre commerciale de la Cour de cassation rappelle avec autorité, dans un arrêt publié au Bulletin du 11 février 2026, qu’une donation de parts de SARL ne peut jamais prendre la forme d’un don manuel : l’acte notarié est obligatoire, à peine de nullité. Le bénéficiaire d’une transmission irrégulière ne dispose d’aucune qualité d’associé et ne peut agir en justice à ce titre. Une règle aux conséquences potentiellement graves pour les transmissions familiales d’entreprise.
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Force majeure et résolution du contrat : la Cour de cassation impose le remboursement intégral des sommes versées
La Cour de cassation, dans un arrêt du 26 février 2025 publié au Bulletin, rappelle qu’un événement de force majeure entraîne la résolution de plein droit du contrat et oblige le débiteur empêché à restituer l’intégralité des sommes perçues. Cette solution, applicable à tous les contrats synallagmatiques, intéresse directement les organisateurs d’événements, les prestataires de services et leurs clients. Elle invite à une rédaction contractuelle plus rigoureuse pour anticiper les aléas exceptionnels.
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Responsabilité du notaire : l’obligation de consulter le BODACC s’impose sans condition de doute préalable
La Cour de cassation vient rappeler, dans un arrêt du 21 janvier 2026, que le notaire est tenu de vérifier systématiquement la capacité juridique de l’acquéreur en consultant les publications légales relatives aux procédures collectives, indépendamment de tout signe d’alerte. Cette obligation, inhérente à la mission d’officier public, s’impose quelle que soit la situation apparente de l’acquéreur. Sa méconnaissance engage la responsabilité civile professionnelle du notaire et peut ouvrir des droits à indemnisation au bénéfice des victimes indirectes – co-emprunteurs, cautions ou établissements prêteurs.
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Bail commercial : la régularisation tardive des charges n’oblige pas le bailleur à rembourser les provisions
Par un arrêt publié du 29 janvier 2026, la Cour de cassation précise que le dépassement des délais légaux ou contractuels de régularisation des charges en bail commercial n’entraîne pas automatiquement la restitution des provisions versées par le locataire. La sanction reste conditionnée à l’absence de justification des charges, et non à la seule tardiveté de leur communication. Bailleurs et preneurs doivent en tirer des conséquences stratégiques importantes.
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Cautionnement des époux communs en biens : la disproportion ne protège pas les biens
Le principe à retenir Vous êtes marié sous le régime de la communauté et vous vous êtes porté caution avec votre conjoint pour garantir un prêt professionnel. Le cautionnement de votre époux a été jugé disproportionné à ses revenus. La banque peut-elle malgré tout saisir votre maison…
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L’autonomie du sous-bail commercial : une protection méconnue du sous-locataire face au propriétaire
La sous-location commerciale est-elle vraiment un contrat indépendant du bail principal ? Oui, le sous-bail commercial constitue juridiquement un contrat totalement distinct du bail principal, obéissant à ses propres règles et créant des droits autonomes entre le locataire principal et le sous-locataire. Cette autonomie signifie concrètement que…
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La responsabilité du prestataire de services de paiement face aux investissements frauduleux : quand l’anomalie apparente impose la vigilance
Un prestataire de services de paiement qui met ses comptes bancaires à la disposition d’un intermédiaire non agréé, permettant ainsi des virements au profit de sociétés inscrites sur la liste noire de l’Autorité des marchés financiers, engage sa responsabilité pour manquement à son obligation de vigilance Présentation…
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Obligations du bailleur commercial en copropriété : une responsabilité pleine et entière malgré les contraintes du statut
Cour de cassation, 3e chambre civile, 19 juin 2025, n° 23-18.853 en résumé Le bailleur commercial d’un local situé en copropriété reste intégralement responsable des désordres affectant la jouissance du preneur, même lorsque leur origine se situe dans les parties communes sur lesquelles il n’a aucun pouvoir…
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La responsabilité de la banque tirée d’un manquement à son devoir de mise en garde
En matière d’octroi de crédit, la mise en garde consiste, pour la banque prêteuse, à avertir l’emprunteur ou la caution du risque de l’opération mise en place. Les éléments pris en considération sont les revenus et le patrimoine de l’emprunteur ou de la caution, ainsi que le…
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Quelques éléments de définition du cautionnement
Le cautionnement est le contrat par lequel une personne, la caution, s’engage à l’égard d’un créancier à payer la dette d’un débiteur. L’engagement de la caution est lié à l’obligation du débiteur principal dont il ne constitue qu’un accessoire. Cautionnement simple ou solidaire Le cautionnement peut être…
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La nullité du contrat de cautionnement pour vice du consentement (erreur, dol, violence)
Lorsqu’elle est actionnée, la caution a souvent la velléité de contester son engagement et, ce faisant, d’en poursuivre la nullité pour vice du consentement, tel que l’erreur, le dol, ou la violence. L’erreur Parmi les vice du consentement, si l’erreur est souvent invoquée par la caution, il…
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Un mineur ou un majeur incapable peuvent-ils contracter un cautionnement ?
Il est bien évident que comme tout contrat, les parties au contrat de cautionnement doivent avoir la capacité et le pouvoir de contracter. Lorsque c’est le créancier qui est incapable, l’annulation du contrat de cautionnement est encourue. En pratique toutefois, il est rare que l’action en nullité…
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L’extinction du cautionnement par voie accessoire
L’extinction du cautionnement est, à l’évidence, le point nodal du contrat de cautionnement, la caution actionnée cherchant le plus souvent à s’exonérer de son obligation de payer. Le cautionnement est un engagement accessoire. La caution peut opposer au créancier toutes les exceptions qui appartiennent au débiteur principal,…
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Qu’advient-il du compte bancaire inactif, du contrat d’assurance vie ainsi que du coffre-fort en déshérence ?
La loi n° 2014-617 du 13 juin 2014, dite Loi ECKERT − qui entre en vigueur le 1er janvier 2016 − instaure de nouvelles règles en matière de compte bancaire inactif, de contrat d’assurance vie en déshérence, de coffre-fort en déshérence. 1.- Le caractère « inactif » du compte…
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La responsabilité de la banque pour refus de crédit
Le principe de l’absence de droit au crédit La règle essentielle est qu’il n’est pas possible d’imposer au banquier qu’il accorde un crédit. En effet, le contrat de prêt reste avant tout un contrat. Il est soumis au consentement des parties qui s’y obligent. Le consentement du…
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La rupture abusive de crédit bancaire
1.- Le banquier peut résilier unilatéralement une ouverture de crédit à durée indéterminée Le non-renouvellement des formules de chèque n’est pas une rupture de crédit. De même, s’agissant de la convention d’escompte, laquelle permet le rejet de certaines créances, un tel rejet n’est pas constitutif d’une rupture…
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Bail commercial : Quand faut-il faire la demande de révision triennale du loyer ?
La révision triennale (légale) du loyer commercial, découlant de l’article L. 145-38 du code de commerce n’est pas d’application automatique ; il convient d’en solliciter la mise en œuvre. Par dérogation, il faut néanmoins réserver la possibilité pour les parties d’insérer une clause au contrat stipulant que…
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Appréciation de la proportionnalité du cautionnement du dirigeant et qualité de caution avertie
Un arrêt de la chambre commerciale de la cour de cassation vient apporter un double éclairage. Le premier concerne l’évaluation du caractère disproportionné de l’engagement de caution en présence de la garantie de la société Oséo et d’une clause du contrat stipulant que la résidence principale de…
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Prêt libellé en franc Suisse ou dans une autre devise que l’euro
01. Le problème des prêts libellés en devise étrangère (autre que l’euro) Certaines banques proposent aux particuliers des prêts en devise étrangère comportant des risques de change, en mettant en avant des taux d’intérêt plus faibles que ceux appliqués aux prêts en euro et une faible variation…
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L’obtention de l’agrément bancaire
L’accès à la profession bancaire est subordonné à l’obtention d’un agrément, délivré par l’Autorité de supervision qu’il convient de solliciter pour l’une des catégories prévues : banque, banque mutualiste ou coopérative, caisse de crédit municipal ou établissement de crédit spécialisé. Il ouvre droit à exercer les opérations…
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Le contrat de vente de fonds de commerce
1.- Négociations et avants contrats 1.1.- Principes directeurs de la phase de négociation La rencontre d’une offre et d’une acceptation 01. L’ordonnance n° 2016-131 du 10 février 2016 emporte réforme du droit des contrats, du régime général et de la preuve des obligations. Le nouvel article 1113…
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Peut-on déroger aux règles de révision triennale du loyer commercial ?
Les règles de la révision triennale du loyer commercial sont d’ordre public. En pratique, cela signifie que les parties ne peuvent a priori tenter d’y déroger en insérant des règles de fixation du loyer qui seraient contraires aux dispositions de l’article L. 145-38 du code de commerce,…
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Bail commercial : que faire en cas de refus de la demande de révision triennale du loyer ?
Dans le cadre d’une demande de révision du montant du loyer ouverte au titre de la révision triennale légale prévue par l’article L. 145-38 du code de commerce, l’hypothèse de l’acceptation de la demande de révision par le cocontractant ne pose guère de difficulté. Le montant révisé…
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La responsabilité de la banque pour crédit inconsidéré
Hypothèse du crédit accordé à une personne surendettée La responsabilité du banquier peut être engagée lorsqu’il apporte son concours à une personne qu’il sait être endettée. Dans une telle hypothèse, la commission de surendettement, puis le juge peuvent imposer au banquier que les paiements s’imputent d’abord sur…
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Le concours bancaire abusif et la mise en cause de la responsabilité de la banque
Le concours bancaire abusif est constitué lorsque l’établissement de crédit accorde de nouveaux concours dans l’unique espoir de permettre à l’emprunteur de lui rembourser un concours précédemment consenti. En effet, la banque qui connaît les difficultés financières de l’emprunteur commet une faute si, par l’octroi d’un nouveau…
