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Le contentieux des affaires ne laisse aucune place à l’approximation.
Une décision de la Cour de cassation peut modifier une stratégie de défense, sécuriser un montage juridique ou, au contraire, fragiliser une position acquise.
Cette rubrique rassemble nos analyses dans nos domaines de spécialisation :
- Droit bancaire et cautionnement
- Voies d’exécution
- Droit commercial
- Droit des sociétés
- Baux commerciaux
- Fonds de commerce
- Entreprises en difficulté
Chaque publication poursuit une finalité précise : dégager le principe juridique essentiel, en mesurer l’impact concret et en en tirer les conséquences pratiques pour les dirigeants, commerçants et professionnels.
L’approche est volontairement opérationnelle.
Il ne s’agit pas d’exposés théoriques, mais d’analyses structurées permettant d’anticiper un risque, de sécuriser une décision ou d’adapter une stratégie contentieuse.
Ces publications s’inscrivent dans une pratique quotidienne du droit des affaires et reflètent une veille jurisprudentielle constante.
Les articles sont classés par ordre chronologique et accessibles ci-dessous.
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Chèque non daté : aucun recours cambiaire sans accord du tireur
La Cour de cassation, dans un arrêt publié au Bulletin du 4 février 2026, pose une règle claire : un chèque non daté par le tireur ne vaut pas chèque, et le bénéficiaire qui y appose lui-même une date sans accord préalable perd tout recours cambiaire. Cette décision impose aux créanciers une vigilance documentaire accrue lors de la réception de tout titre en blanc ou non daté.
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Résolution judiciaire d’une cession d’actions : le cédant recouvre sa qualité d’actionnaire sans attendre l’inscription en registre
La résolution judiciaire d’une cession d’actions rétablit le cédant dans ses droits d’actionnaire à la date de l’assignation, sans inscription préalable dans les registres sociaux. Toute assemblée générale convoquée postérieurement en son absence est dès lors susceptible d’annulation. Un arrêt de la chambre commerciale publié au Bulletin, dont la portée pratique est majeure pour tout cédant victime d’un impayé accompagné de manœuvres sociétaires.
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Parts de SARL et donation : l’acte notarié est obligatoire
La chambre commerciale de la Cour de cassation rappelle avec autorité, dans un arrêt publié au Bulletin du 11 février 2026, qu’une donation de parts de SARL ne peut jamais prendre la forme d’un don manuel : l’acte notarié est obligatoire, à peine de nullité. Le bénéficiaire d’une transmission irrégulière ne dispose d’aucune qualité d’associé et ne peut agir en justice à ce titre. Une règle aux conséquences potentiellement graves pour les transmissions familiales d’entreprise.
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Force majeure et résolution du contrat : la Cour de cassation impose le remboursement intégral des sommes versées
La Cour de cassation, dans un arrêt du 26 février 2025 publié au Bulletin, rappelle qu’un événement de force majeure entraîne la résolution de plein droit du contrat et oblige le débiteur empêché à restituer l’intégralité des sommes perçues. Cette solution, applicable à tous les contrats synallagmatiques, intéresse directement les organisateurs d’événements, les prestataires de services et leurs clients. Elle invite à une rédaction contractuelle plus rigoureuse pour anticiper les aléas exceptionnels.
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Responsabilité du notaire : l’obligation de consulter le BODACC s’impose sans condition de doute préalable
La Cour de cassation vient rappeler, dans un arrêt du 21 janvier 2026, que le notaire est tenu de vérifier systématiquement la capacité juridique de l’acquéreur en consultant les publications légales relatives aux procédures collectives, indépendamment de tout signe d’alerte. Cette obligation, inhérente à la mission d’officier public, s’impose quelle que soit la situation apparente de l’acquéreur. Sa méconnaissance engage la responsabilité civile professionnelle du notaire et peut ouvrir des droits à indemnisation au bénéfice des victimes indirectes – co-emprunteurs, cautions ou établissements prêteurs.
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Bail commercial : la régularisation tardive des charges n’oblige pas le bailleur à rembourser les provisions
Par un arrêt publié du 29 janvier 2026, la Cour de cassation précise que le dépassement des délais légaux ou contractuels de régularisation des charges en bail commercial n’entraîne pas automatiquement la restitution des provisions versées par le locataire. La sanction reste conditionnée à l’absence de justification des charges, et non à la seule tardiveté de leur communication. Bailleurs et preneurs doivent en tirer des conséquences stratégiques importantes.
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Cautionnement des époux communs en biens : la disproportion ne protège pas les biens
Le principe à retenir Vous êtes marié sous le régime de la communauté et vous vous êtes porté caution avec votre conjoint pour garantir un prêt professionnel. Le cautionnement de votre époux a été jugé disproportionné à ses revenus. La banque peut-elle malgré tout saisir votre maison…
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L’autonomie du sous-bail commercial : une protection méconnue du sous-locataire face au propriétaire
La sous-location commerciale est-elle vraiment un contrat indépendant du bail principal ? Oui, le sous-bail commercial constitue juridiquement un contrat totalement distinct du bail principal, obéissant à ses propres règles et créant des droits autonomes entre le locataire principal et le sous-locataire. Cette autonomie signifie concrètement que…
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La responsabilité du prestataire de services de paiement face aux investissements frauduleux : quand l’anomalie apparente impose la vigilance
Un prestataire de services de paiement qui met ses comptes bancaires à la disposition d’un intermédiaire non agréé, permettant ainsi des virements au profit de sociétés inscrites sur la liste noire de l’Autorité des marchés financiers, engage sa responsabilité pour manquement à son obligation de vigilance Présentation…
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Obligations du bailleur commercial en copropriété : une responsabilité pleine et entière malgré les contraintes du statut
Cour de cassation, 3e chambre civile, 19 juin 2025, n° 23-18.853 en résumé Le bailleur commercial d’un local situé en copropriété reste intégralement responsable des désordres affectant la jouissance du preneur, même lorsque leur origine se situe dans les parties communes sur lesquelles il n’a aucun pouvoir…
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La responsabilité de la banque tirée d’un manquement à son devoir de mise en garde
En matière d’octroi de crédit, la mise en garde consiste, pour la banque prêteuse, à avertir l’emprunteur ou la caution du risque de l’opération mise en place. Les éléments pris en considération sont les revenus et le patrimoine de l’emprunteur ou de la caution, ainsi que le…
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Quelques éléments de définition du cautionnement
Le cautionnement est le contrat par lequel une personne, la caution, s’engage à l’égard d’un créancier à payer la dette d’un débiteur. L’engagement de la caution est lié à l’obligation du débiteur principal dont il ne constitue qu’un accessoire. Cautionnement simple ou solidaire Le cautionnement peut être…
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La nullité du contrat de cautionnement pour vice du consentement (erreur, dol, violence)
Lorsqu’elle est actionnée, la caution a souvent la velléité de contester son engagement et, ce faisant, d’en poursuivre la nullité pour vice du consentement, tel que l’erreur, le dol, ou la violence. L’erreur Parmi les vice du consentement, si l’erreur est souvent invoquée par la caution, il…
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Un mineur ou un majeur incapable peuvent-ils contracter un cautionnement ?
Il est bien évident que comme tout contrat, les parties au contrat de cautionnement doivent avoir la capacité et le pouvoir de contracter. Lorsque c’est le créancier qui est incapable, l’annulation du contrat de cautionnement est encourue. En pratique toutefois, il est rare que l’action en nullité…
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L’extinction du cautionnement par voie accessoire
L’extinction du cautionnement est, à l’évidence, le point nodal du contrat de cautionnement, la caution actionnée cherchant le plus souvent à s’exonérer de son obligation de payer. Le cautionnement est un engagement accessoire. La caution peut opposer au créancier toutes les exceptions qui appartiennent au débiteur principal,…
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Qu’advient-il du compte bancaire inactif, du contrat d’assurance vie ainsi que du coffre-fort en déshérence ?
La loi n° 2014-617 du 13 juin 2014, dite Loi ECKERT − qui entre en vigueur le 1er janvier 2016 − instaure de nouvelles règles en matière de compte bancaire inactif, de contrat d’assurance vie en déshérence, de coffre-fort en déshérence. 1.- Le caractère « inactif » du compte…
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La responsabilité de la banque pour refus de crédit
Le principe de l’absence de droit au crédit La règle essentielle est qu’il n’est pas possible d’imposer au banquier qu’il accorde un crédit. En effet, le contrat de prêt reste avant tout un contrat. Il est soumis au consentement des parties qui s’y obligent. Le consentement du…
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La rupture abusive de crédit bancaire
1.- Le banquier peut résilier unilatéralement une ouverture de crédit à durée indéterminée Le non-renouvellement des formules de chèque n’est pas une rupture de crédit. De même, s’agissant de la convention d’escompte, laquelle permet le rejet de certaines créances, un tel rejet n’est pas constitutif d’une rupture…
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Bail commercial : Quand faut-il faire la demande de révision triennale du loyer ?
La révision triennale (légale) du loyer commercial, découlant de l’article L. 145-38 du code de commerce n’est pas d’application automatique ; il convient d’en solliciter la mise en œuvre. Par dérogation, il faut néanmoins réserver la possibilité pour les parties d’insérer une clause au contrat stipulant que…
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Appréciation de la proportionnalité du cautionnement du dirigeant et qualité de caution avertie
Un arrêt de la chambre commerciale de la cour de cassation vient apporter un double éclairage. Le premier concerne l’évaluation du caractère disproportionné de l’engagement de caution en présence de la garantie de la société Oséo et d’une clause du contrat stipulant que la résidence principale de…
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Prêt libellé en franc Suisse ou dans une autre devise que l’euro
01. Le problème des prêts libellés en devise étrangère (autre que l’euro) Certaines banques proposent aux particuliers des prêts en devise étrangère comportant des risques de change, en mettant en avant des taux d’intérêt plus faibles que ceux appliqués aux prêts en euro et une faible variation…
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L’obtention de l’agrément bancaire
L’accès à la profession bancaire est subordonné à l’obtention d’un agrément, délivré par l’Autorité de supervision qu’il convient de solliciter pour l’une des catégories prévues : banque, banque mutualiste ou coopérative, caisse de crédit municipal ou établissement de crédit spécialisé. Il ouvre droit à exercer les opérations…
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Le contrat de vente de fonds de commerce
1.- Négociations et avants contrats 1.1.- Principes directeurs de la phase de négociation La rencontre d’une offre et d’une acceptation 01. L’ordonnance n° 2016-131 du 10 février 2016 emporte réforme du droit des contrats, du régime général et de la preuve des obligations. Le nouvel article 1113…
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Peut-on déroger aux règles de révision triennale du loyer commercial ?
Les règles de la révision triennale du loyer commercial sont d’ordre public. En pratique, cela signifie que les parties ne peuvent a priori tenter d’y déroger en insérant des règles de fixation du loyer qui seraient contraires aux dispositions de l’article L. 145-38 du code de commerce,…
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Bail commercial : que faire en cas de refus de la demande de révision triennale du loyer ?
Dans le cadre d’une demande de révision du montant du loyer ouverte au titre de la révision triennale légale prévue par l’article L. 145-38 du code de commerce, l’hypothèse de l’acceptation de la demande de révision par le cocontractant ne pose guère de difficulté. Le montant révisé…
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La responsabilité de la banque pour crédit inconsidéré
Hypothèse du crédit accordé à une personne surendettée La responsabilité du banquier peut être engagée lorsqu’il apporte son concours à une personne qu’il sait être endettée. Dans une telle hypothèse, la commission de surendettement, puis le juge peuvent imposer au banquier que les paiements s’imputent d’abord sur…
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Le concours bancaire abusif et la mise en cause de la responsabilité de la banque
Le concours bancaire abusif est constitué lorsque l’établissement de crédit accorde de nouveaux concours dans l’unique espoir de permettre à l’emprunteur de lui rembourser un concours précédemment consenti. En effet, la banque qui connaît les difficultés financières de l’emprunteur commet une faute si, par l’octroi d’un nouveau…
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Le remboursement anticipé du prêt bancaire et la pénalité de remboursement anticipé
Lorsque le prêt est à durée indéterminée, il n’y a aucune difficulté pour déterminer si l’emprunteur dispose de la faculté de rembourser par anticipation : cette faculté lui est ouverte ! La mise en œuvre parfois délicate compte tenu de l’attitude de certains établissements bancaires ! La question…
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La responsabilité de la banque en matière de perte de capital investi dans le cadre de placements financiers et/ou boursiers
La responsabilité de la banque, en sa qualité de prestataire de services d’investissement est susceptible d’être engagée : tant à raison de ses obligations déontologiques (§ 1), que de ses obligations en matière d’information, de conseil et de mise en garde du client (§ 2.1), qu’au titre de…
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Le démarchage bancaire et financier et la vente à distance
1.- La protection du consommateur La vente des produits d’épargne et des services d’investissement se réalise par le biais de divers modèles de distribution. Le législateur cherche à protéger les clients des pratiques commerciales trompeuses ainsi que des ventes forcées. Les principes exposés ci-dessous sont applicables aux…
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La garantie des vices cachés en matière de vente de marchandises et de matériels
S’agissant de la vente de marchandises et de matériels le vendeur doit à l’acheteur la garantie que la marchandise ou le matériel vendu est exempt de vice caché le rendant impropre à l’usage auquel il est destiné. Cela découle des dispositions des articles 1641 à 1649 du Code civil. Cette garantie n’existe pas s’agissant des ventes faites par autorité de justice (adjudication, licitation).
De manière spécifique concernant la matière immobilière, c’est plus précisément l’article 1642-1 du Code civil qui prévoit que le vendeur d’un immeuble à construire ne peut être déchargé, ni avant la réception des travaux, ni avant l’expiration d’un délai d’un mois après la prise de possession par l’acquéreur, des vices de construction ou des défauts de conformité alors apparents. À ce titre, il n’y aura pas lieu à résolution du contrat ou à diminution du prix si le vendeur s’oblige à réparer.
En outre, une garantie des vices rédhibitoires des animaux domestiques est insérée aux articles L. 213-1 et suivants du Code rural et de la pêche maritime.
Sont réputés vices rédhibitoires et donnent ouverture aux actions résultant des articles 1641 à 1649 du code civil, sans distinction des localités où les ventes et échanges ont lieu, les maladies ou défauts définis dans les conditions prévues décret en Conseil d’État. -
Procédures collectives : Quelle créance la banque doit-elle déclarer ?
Pour établissement de crédit ayant octroyé un prêt à un débiteur placé en procédure de sauvegarde, de redressement ou de liquidation judiciaire, la problématique de la déclaration de créance au mandataire judiciaire revêt un caractère crucial.
L’intérêt de la banque créancière consiste à valablement déclarer sa créance, afin que celle-ci puisse être opposable à la procédure et, idéalement, être admise à la répartition des dividendes.
Du côté du débiteur et/ou de la caution personnelle, l’intérêt est tout aussi crucial. Dans l’optique d’une éventuelle contestation de l’admission de la créance déclarée par la banque devant le juge-commissaire, il réside dans la découverte et l’évaluation des moyens de contestations susceptibles de prospérer.
De sorte que ce sujet est bien loin de constituer une simple préoccupation doctrinale. Bien au contraire, il génère un contentieux aussi important que complexe, que les conseils des parties se doivent parfaitement maîtriser. -
Rupture de crédit de l’entreprise et procédure collective : Quid de la responsabilité de la banque ?
En matière de crédit à durée déterminée, celui-ci prend fin à l’échéance convenue par le contrat, sauf hypothèse de la reconduction tacite prévue par une clause dudit contrat.
En revanche, une fois qu’il a été accordé par la banque, celle-ci ne peut valablement mettre un terme du jour au lendemain à un crédit à durée indéterminée, sans être susceptible d’engager sa responsabilité, a fortiori si cette rupture est à l’origine de la « déconfiture » de l’entreprise emprunteuse.
Le législateur a peu à peu encadré la matière s’agissant du crédit aux entreprises. Il s’agit des crédits accordés pour les besoins d’une activité professionnelle, ce qui exclut les prêts octroyés à des particuliers, qui ne peuvent se prévaloir des principes exposés ci-dessous. Il convenait de permettre à l’emprunteur malheureux de disposer du temps nécessaire pour « se retourner », c’est-à-dire d’être domicilié chez un autre établissement de crédit lui permettant, si nécessaire, d’honorer ses éventuels engagements antérieurs. Cela revêt un caractère vital pour les relations d’affaires de l’emprunteur. Publié par Thomas CANFIN, Avocat. -
Plans de sauvegarde et de redressement (entreprises en difficulté)
01. Les enjeux du plan S’il n’est pas impossible de placer en liquidation judiciaire avant l’adoption d’un plan, il n’en reste pas moins que l’ouverture d’une procédure de sauvegarde ou de redressement a vocation à permettre l’arrêté de tels plans. Que ce soit en sauvegarde ou en…
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Prêt in fine : la responsabilité de la banque tirée de son devoir de conseil peut être engagée pour réparer un préjudice né et actuel mais pas pour un préjudice éventuel
Aux termes d’un arrêt du 13 février 2019, la Chambre commerciale de la cour de cassation nous enseigne qu’il n’est pas possible d’indemniser un préjudice éventuel. S’agissant d’un prêt in fine, dont le terme n’est pas échu, le risque d’endettement excessif de l’emprunter n’est pas encore réalisé. De sorte que la cour d’appel qui condamne la banque au titre de son devoir de mise en garde viole les dispositions de l’article 1147 du Code civil, dans sa rédaction antérieure à celle issue de l’ordonnance du 10 février 2016.
Cass. com. 13 févr. 2019 : n° 14-14785 : publié au bulletin. -
Procédure de sauvegarde – La demande d’ouverture
La procédure de sauvegarde a vocation à trouver une solution pour l’entreprise en difficulté. La période d’observation, phase obligatoire et initiale de la procédure, permet d’élaborer la solution retenue par le tribunal, adaptée à la situation du débiteur.
Dans le meilleur des cas, il sera possible d’élaborer un plan de redressement.
Parfois, on constatera une sortie de la procédure de sauvegarde avant l’adoption du plan. Il peut y avoir conversion de la sauvegarde en redressement judiciaire, voire en liquidation judiciaire, ce de manière volontaire ou forcée.
De nombreux principes décrits dans cette étude sont applicables à la procédure de redressement judiciaire.
Dans cette étude, nous étudierons les règles relatives à l’ouverture de la procédure de sauvegarde. -
Cautionnement : 54 moyens de défense et de recours de la caution
message important à l’attention du lecteur Nous attirons votre attention sur le fait que cet article a été publié avant l’entrée en vigueur des ordonnances du 15 septembre 2021 portant réforme du droit des sûretés. Certains passages de cet article ne sont donc plus à jour et…
